Leçon n°2 : écrire pour le web en respectant les règles

Maintenant que vous connaissez les habitudes de lecture des internautes et que vous avez choisi votre sujet, il est temps de passer à la rédaction. Là encore, le web impose certaines règles. Laissez nous vous apprendre en quelques étapes à écrire pour le web…

Choisir le bon titre

Votre titre est la première accroche qui donnera envie, ou pas, à l’internaute de lire votre article. Il est préconisé de rédiger un titre de moins de dix mots afin qu’il soit lisible en une seule ligne. Une enquête de Quicksprout a démontré que seules huit personnes sur dix vont lire le titre de votre publication et par la suite, seulement deux vont lire votre article en entier. Autant vous dire que vous devez soigner cette perle précieuse qu’est votre titre. La même enquête conseille de passer autant de temps à rédiger un article qu’à trouver son titre. Pour dire l’importance qu’il doit avoir par rapport au reste de votre contenu : c’est une zone chaude de votre page, c’est-à-dire une zone qui intéresse les algorithmes dont nous reparlerons, lors de la leçon sur le référencement naturel.

Rédiger un chapeau

Le chapeau, c’est l’introduction qui se situe au-dessus de votre article. Composé de quelques lignes, ce chapeau doit être clair et efficace. Le but étant ici de donner envie à votre visiteur de lire votre article en entier. Si le lecteur ne lit pas votre chapeau en entier, il y a de fortes chances qu’il ferme directement sa fenêtre et qu’il ne scrolle même pas votre page… Sachez que 95 % des internautes lisent un chapeau en entier alors il n’est pas trop tard pour bien faire…

Que doit contenir un chapeau ?

  • Le mot clé

Nous en reparlerons un peu plus tard (leçon n°4 sur le référencement naturel), mais vous devez déjà savoir que le mot clé est indispensable dans votre introduction. Sans lui, un point de moins niveau référencement…

  • Les informations essentielles

Allez droit au but, ne tournez pas autour du pot. Vous devez indiquer clairement au lecteur le thème de votre article. Votre chapeau est simplement la passerelle qui conduit le lecteur du titre vers votre article. Si la passerelle n’est pas très solide, le lecteur s’arrêtera là. À vous de faire en sorte qu’il ait envie de la traverser pour en savoir plus.

  • La question

Pas obligatoire mais intéressante, vous pouvez terminer votre introduction par une question. Ceci mettra le lecteur en suspens et lui donnera envie d’avoir la réponse à cette question en lisant votre article. Si vous n’utilisez pas une question, apprenez que votre dernière phrase doit être une phrase d’accroche, avec des mots qui suscitent l’envie d’aller plus loin…

  • La longueur

Un bon chapeau doit mesurer en moyenne 50 mots, de façon à ne pas ennuyer le lecteur, mais lui donner suffisamment d’infos pour avoir envie d’aller plus loin. Ceci étant, certains chapeaux sont plus longs et, cela ne les empêche pas d’être bons. Il existe toujours des exceptions à la règle. Cependant, si vous commencez juste à écrire pour le web, il est plus judicieux de suivre les règles.

  • La mise en forme

Votre chapeau doit, de préférence, être écrit en gras ou dans une couleur différente de votre texte. Ceci pour attirer le regard vers l’essentiel. Cela évite au visiteur de chercher inutilement ce qu’il doit lire pour comprendre de quoi il en retourne. Au pire, écrivez seulement quelques mots en gras ou dans une couleur différente pour appuyer certains de vos dires.

  • Quand l’écrire ?

Même s’il est écrit avant votre article, vous devez le rédiger à la fin. Pourquoi ? Tout simplement parce que, lorsque vous commencez à écrire pour le web, vous n’avez pas encore tous les éléments de votre page en tête et qu’il est plus facile pour vous, d’écrire l’introduction quand vous avez terminé. Vous arriverez mieux, de cette façon, à donner envie au lecteur de lire votre article. Pour la bonne raison que vous savez exactement ce que vous avez écrit et ce qui va lui donner envie de vous lire. En résumé, écrivez votre article et terminez par le mot de la fin : votre chapeau !

  • Exemple de chapeau plutôt réussi :

Dans cet exemple, vous constatez que le chapeau reprend des termes du titre et donc des mots clés comme « followers » et « Instagram ». Sa longueur est d’à peine 50 mots, donc c’est une bonne longueur qui n’ennuiera pas le lecteur.

écrire pour le web

Vous retrouvez l’information essentielle : obtenir des techniques pour augmenter son nombre de followers sur Instagram. Ça tombe bien puisque c’est exactement ce que le lecteur recherche ! L’auteur, ici, ne termine pas son chapeau par une question (même si une question est posée en gras), mais dans sa dernière phrase, vous distinguez deux mots importants : rapide et astucieuse. Cela signifie que l’internaute ne va pas perdre de temps. Il va rapidement obtenir les astuces dont il a besoin et c’est exactement ce qu’il désire : des infos utiles et il souhaite les obtenir rapidement, car il n’a pas de temps à perdre. Enfin, la mise en forme du chapeau est claire et la phrase essentielle est en gras. Vous constatez donc que ce chapeau a respecté toutes les notions.

Écrire pour le web : le contenu de votre article

Écrire des articles pour le web est quasiment une forme d’art tant il faut suivre des règles imposées par les moteurs de recherche. En effet, vous pouvez écrire des articles pour vous faire plaisir, mais il ne suffit pas d’avoir une belle plume (et en l’occurrence un beau clavier) pour savoir écrire… Voici quelques règles que vous devez maîtriser si vous voulez attirer des visiteurs sur votre site :

P.E.A.C.

L’idéal, lorsque vous souhaitez rédiger un contenu (rédaction seo) pour votre site ou votre blog, c’est de garder en tête le P.E.A.C. À savoir :

  • Pratique. Votre contenu doit être utile au lecteur.
  • Entertaining. Entendez par là, divertissant. Même si votre texte aborde un sujet sérieux, il vous suffit de le rendre attractif avec des visuels ou des vidéos adaptés.
  • Awe inspiring. Vous devez déclencher une émotion chez le lecteur, l’impressionner. Il doit pouvoir s’inspirer de ce que vous écrivez pour changer ses comportements ou sa façon de voir les choses.
  • Credible. Quoi qu’il en soit, vous devez toujours être crédible. Si les informations que vous apportez sont nouvelles sur le web, alors prouvez vos dire et citez vos sources. Bref, le lecteur ne doit pas avoir la sensation d’être promené…

Voici un exemple de contenu utile (Pratique), divertissant (Entertaining) par les visuels malgré la gravité du sujet, qui peut déclencher une émotion (Awe Inspiring), justement à cause du sujet et enfin, crédible (Credible) ; l’article étant ponctué de liens et/ou numéros de téléphone vers le site gouvernemental.

écrire pour le web

Vous remarquerez également que l’article en lui-même comporte très peu de lignes (à peine plus de deux) et pourtant, l’internaute est tenté de scroller la page et de lire tout le contenu. Au final, le contenu ne se trouve pas dans l’article à proprement parlé, mais dans le visuel.

Les cinq W

Écrire pour le web, c’est respecter la règle des cinq W. Les cinq W, ce sont tout simplement en anglais : What ? (quoi) Who ? (qui) Where ? (où) When ? (quand) et Why & How ? (pourquoi et comment). En clair :

  1. What ? De quoi parle votre article ? Le thème doit être clair au premier coup d’œil.
  2. Who ? De qui est-il question dans votre article ?
  3. Where ? Où se passe votre article ? Où se déroule l’histoire ?
  4. When ? Quand cela a t-il lieu ou quand cela aura t-il lieu ?
  5. Why & How ? Pourquoi et comment cela se passe ?

Étudions une page concrète et vérifions si tous les éléments sont présents. Pour cela, nous allons vérifier la page de Formation WordPress en ligne avec l’article ci-dessous :

écrire pour le web

La première question est WHAT ? (quoi ?). De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une formation en ligne. Cela répond également à la question WHERE (où ?) puisque c’est une formation en ligne. Ensuite, WHO ? (qui ?). À qui est destinée cette formation ? Et la réponse est indiquée clairement : débutant, avancé ou expert.

Nous avons donc déjà répondu à trois W. Voyons si les deux derniers W ont été respectés. Nous allons scroller la page :

écrire pour le web

When ? À la question quand ? La réponse est indiquée : elle s’adapte à votre emploi du temps. Nous en déduisons que la formation se fait sur RDV et en fonction du demandeur. Enfin, il ne nous reste plus que le Why & How (pourquoi et comment ?). À la question why, tout est détaillé : selon que vous choisissiez le niveau débutant, avancé ou expert, cette formation est destinée à vous apprendre à créer un site wordpress, une page ou un article etc. La liste est claire et précise. Enfin, il ne reste plus que la question How ? (comment ?). Comment procéder pour participer à la formation ? En descendant un peu plus bas, vous avez un formulaire en ligne à remplir afin de vous inscrire.

Ceci est donc un bel exemple des cinq W intégrés dans une page. Vous pouvez vous-même vérifier les pages de votre site web afin de vérifier qu’elles contiennent bien toutes les indications requises. Si ce n’est pas le cas, il n’est pas trop tard pour modifier vos articles.

Être clair et aller droit au but

Écrire pour le web ne doit pas faire de vous un être inintelligible. Votre article doit être clair et compris par la majorité. Le lecteur ne doit pas se perdre dans les méandres de vos pensées…

  • Des phrases courtes

Dans l’idéal, vos phrases ne doivent pas faire plus de 20 mots. Si c’est le cas, essayez de les scinder en deux. Cela apporte une certaine dynamique à votre article et permet à l’internaute de respirer. Évitez les phrases répétitives au risque de lasser l’internaute. Supprimez les termes inutiles qui alourdissent vos phrases.

  • Un vocabulaire intelligible

À moins que vous n’écriviez pour une élite, utilisez un langage simple et compréhensible. Il est bien de vouloir étaler sa science et sa connaissance de la langue française, mais si vos lecteurs ne comprennent qu’un mot sur deux, ils risquent de quitter votre page très rapidement.

  • Les termes techniques

Lorsque vous utilisez des termes techniques ou des abréviations, vérifiez qu’ils soient compréhensibles. En cas d’abréviation, inscrivez la signification entre parenthèse. Par exemple : « L’INCa apporte une information adaptée aux patients et professionnels ». Si vous ne stipulez pas que l’INCa est l’Institut National du cancer, comment vos lecteurs peuvent le savoir s’ils ne le connaissent pas ? Vous devez l’indiquer au moins une fois dans votre article, en gras ou d’une couleur différente pour que le lecteur le comprenne rapidement et qu’il sache de quoi vous parlez lorsque vous réutiliserez cette abréviation plus loin. C’est la même chose si vous utilisez des termes anglais. Même si une partie de la population comprend les termes anglais, tout le monde n’est pas bilingue. Vous devez donc ajouter la traduction à côté.

  • Le vouvoiement

En France, il n’est pas de bon ton de tutoyer son interlocuteur. Surtout lorsque l’on ne le connaît pas. Avouez que vous ne connaissez pas toutes les personnes qui vous liront… Lorsque vous décidez d’écrire pour le web, il est plus poli et plus coutumier de vouvoyer votre lecteur. Cela apporte respect et sérieux.

  • Les dates

Si vous utilisez des indicateurs temporels, pensez à dater votre article. Par exemple, si vous annoncez la sortie de votre nouveau livre dans deux semaines et que le lecteur ne sait pas à quelle date a été écrit votre article, il ne saura pas s’il est déjà publié. Donc, soit vous datez votre article, soit vous indiquez clairement la date de sortie de votre livre. Apprenez cependant que si votre article parle d’un thème général, il n’y a pas obligation d’inscrire les dates. Tout dépend de vous et de l’importance de la datation dans vos contenus. N’oubliez pas non plus le revers de la médaille : lorsque vous indiquez une date, les gens sauront si vos articles sont récents ou pas. Cela peut bloquer certaines personnes qui ne liront pas un article de plus de six mois par exemple. À moins que vous ne mettiez vos textes à jour régulièrement.

La pyramide inversée

Lorsque vous souhaitez écrire pour le web, vous devez respecter la règle de la pyramide inversée. Cela signifie que vous devez partir d’une globalité pour aller vers le plus précis…

écrire pour le web

Pour illustrer ce principe, nous allons choisir un site web et constater de visu comment présenter une pyramide inversée. Pour cet exemple, allons visiter le site Chapitre.com qui présente un guide d’achat d’Ebook.

écrire pour le web

Nous avons dans cet exemple, un bel aperçu de la pyramide inversée. En effet, l’auteur commence par une généralité, à savoir « pour la littérature, privilégiez les liseuses ». Puis, il rentre dans les détails en parlant des formats des liseuses ainsi que des verrous numériques. Par la suite, il va encore plus détailler en écrivant « choisir le bon format pour sa liseuse ». À ce stade, même le choix des mots est judicieux, car il parle de choisir le format. Vous êtes déjà quasiment convaincu de la nécessité d’acheter une liseuse. Écrire pour le web est un assemblage de techniques qui s’apparente à de l’art et cet article en est une belle représentation.

écrire pour le web

Enfin, pour terminer cette belle illustration, l’article se termine par un visuel, une infographie qui va vous donner, en termes de chiffres, toutes les dernières informations précises dont vous avez besoin pour vous acheter un Ebook !

écrire pour le web

On se rend rapidement compte que le texte écrit au début reprend les statistiques indiquées en bas de la page. Cependant, l’auteur a réussi à inviter le lecteur à scroller jusqu’au bas de la page. Ce qui est une très bonne technique lorsque l’on sait que la plupart des internautes ne prennent pas le temps de lire les articles du web en entier…

L’interaction

  • Les questions

Lorsque vous décidez d’écrire pour le web, vous devez interagir avec votre lecteur. Une façon simple d’interagir avec vos lecteurs est de leur proposer de donner leur avis dans les commentaires. Par exemple : « Et vous, que pensez-vous du réchauffement climatique ? Dites-le en commentaire ».

Vous pouvez ponctuer également votre texte de questions pour amener le visiteur à réfléchir à votre thème. Par exemple, vous parlez dans un article de l’utilisation de pesticides dans la culture du melon et vous terminez votre paragraphe en disant « Cette pratique est aberrante. Vous ne trouvez pas ? ». Bien entendu, l’internaute ne vous répondra pas de vive voix, mais il aura probablement envie de vous répondre en commentaire.

  • Le partage sur les réseaux sociaux

Insérez dans votre contenu, des liens cliquables qui permettent aux lecteurs de partager votre contenu sur les réseaux sociaux. Outre les différents logos des réseaux sociaux qui doivent se retrouver dans plusieurs endroits sur votre page, n’hésitez pas à créer, des encadrés avec des contenus qui se partagent directement sur Twitter ou Facebook. Si ce sont des photos, proposez de les partager sur Pinterest lorsque l’internaute passe sa souris dessus. Ce sont de petites astuces simples qui vous faciliteront la visite de nouveaux internautes.

La longueur du texte

Écrire pour le web des contenus longs, c’est bien, mais de qualité, c’est mieux. Vous pouvez autant attirer un visiteur avec un contenu de 500 mots qu’avec un article de 1500 mots. Si le contenu est utile et que vous apportez quelque chose de nouveau à votre visiteur, il lira votre article. Si vous suivez tous les éléments indiqués précédemment (utilisation de phrases courtes, pas de termes redondants, utilité pour le lecteur etc.), alors peu importe le nombre de mots. Le visiteur trouvera un intérêt à vous lire.

Si vous avez peur que l’internaute ne vous lise pas entier (encore plus s’il vous lit à partir d’un smartphone, qui lui donnera l’impression de longueur), divisez votre article en deux parties.

Article suivant : Leçon n°3 : Mise en forme de vos contenus pour le web.

Article précédent : Leçon n°1 : Comprendre les habitudes de lecture des internautes et choisir ses sujets.

 

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